La lumière s’est éteinte !

“Soudain, tout était différent et l’incertitude régnait”

Le 6 mars, tout a changé à l'UZ Brussel. Comme si la lumière s'était soudainement éteinte.

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Quelques chiffres parlants :

  • Le premier patient Covid-19 a été admis le 6 mars. Le nombre total de patients en 2020 (31/12 à 7 heures) était de 1.230. L'UZ Brussel a eu des patients Covid-19 en permanence.
  • Nombre total de patients Covid-19 en unité de Soins intensifs : 273.
  • Nombre total de décès dus au Covid-19 : 177.
  • L'âge moyen des patients Covid-19 masculins en Soins intensifs lors de la première vague était de 63 ans, celui des femmes de 66 ans. Lors de la deuxième vague, les âges respectifs étaient de 63 et 53 ans.
  • Au cours de la première vague, les patients Covid-19 sont restés en moyenne 11 jours au service de Soins intensifs. Pendant la deuxième vague, ce délai était de 16 jours.

33.213 tests PCR (Polymerase Chain Reaction) Covid-19 ont été réalisés en 2020. Ce test s'effectue en prélevant un échantillon de mucus dans le nez et la gorge à l'aide de l’écouvillon classique. En outre, 2.784 tests PCR Covid-19 Xpress ont été effectués. Il s’agit de tests réalisés dans des situations d'urgence comme la nuit.

Plus de 89.000 analyses des gaz du sang POCT

L'analyse des gaz du sang est effectuée chez des patients gravement malades dans les unités de soins critiques des Urgences et des Soins intensifs. Il s'agit de ce que l'on appelle des "tests au chevet du patient" ou des "tests proches du patient". Une analyse des gaz du sang peut informer les prestataires de soins sur l'état respiratoire et métabolique de leurs patients gravement malades en mesurant le pH, le dioxyde de carbone (pCO2) et l'oxygène (pO2), ainsi que les électrolytes, le lactate et l'hémoglobine. Il y a eu 89.794 tests pour l'analyse des paramètres des gaz du sang en 2020, soit une augmentation de 41 % par rapport à 2019. Au total, 1.441.223 analyses ont été réalisées, soit une augmentation de 52 % par rapport à 2019. Les hospitalisations parfois longues des patients Covid-19 ont également contribué à cette augmentation.

Le diagnostic

  • Le Covid-19 a eu un impact majeur sur tous les chiffres d'activité "normale" et sur la capacité d'hospitalisation.
  • Chaque vague était suivie d'un redémarrage rapide, mais jamais au niveau "normal".
  • L'UZ Brussel a été, par rapport aux autres hôpitaux, fortement touché par le Covid-19. Le nombre d'admissions de patients Covid-19 a été de 40% supérieur au "poids" normal de l'UZ Brussel dans le secteur hospitalier.
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(Source : Données benchmark Covid-19 Zorgnet-Icuro 2020-2021)

Le Covid-19 a fait chuter le nombre de consultations à l’UZ Brussel plus que la moyenne des hôpitaux flamands.

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Au cours de la première vague, il y a eu nettement moins de consultations (sauf service des Urgences, téléconsultations comprises) en raison du confinement presque complet.

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Dès l'apparition du Covid-19, on a constaté une forte diminution du nombre de patients aux Urgences. Si les mois de janvier et février ont connu une augmentation, la tendance tout au long de l’année du coronavirus 2020 est restée à la baisse. Dans les périodes avril-mai et novembre-décembre, on a même constaté une diminution de 63 % et 68 % respectivement.

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Il y a eu nettement moins d'hospitalisations de jour lors de la première vague (mars-mai), puis lors de la troisième vague (octobre-décembre). En juin-septembre 2020, le nombre d'hospitalisations de jour était comparable à celui de 2019. En septembre, il y a même eu un peu plus d'hospitalisations de jour que l'année précédente.

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Dans les périodes avril-mai et novembre-décembre, la diminution du nombre d'admissions à l'hôpital a été la plus importante. Causes : des lits d'hôpital ont dû être libérés pour le Covid-19, de nombreuses chambres à deux lits ont en outre été utilisées comme chambres particulières en raison des risques de contamination, et l'unité de jour de Chirurgie a été convertie en unité de Soins intensifs pédiatriques (PICU) et en unité de Soins post-anesthésie (PACU), ce qui a entraîné une perte d'environ 29 lits pour les admissions "normales".

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C'est au cours des périodes mars-mai et novembre-décembre que la diminution du nombre total d'interventions chirurgicales a été la plus importante, les mois d'avril et de novembre ayant même enregistré une baisse de 58 % et 57 % respectivement.

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En avril, la diminution du nombre d'interventions chirurgicales lourdes a été la plus importante de toute l'année 2020, soit 63 %. L'impact a également été préoccupant au niveau des interventions qui sauvent des vies, comme la chirurgie cardiaque (-29%) et la chirurgie vasculaire (-26%).